Cet « Acte II » de manifestation a été très différent des manifestations du 17 Octobre.
De fait, suite aux nombreuses dégradations des bâtiments publics (Limoges en particulier) et du manque de personnel du côté des forces de l’ordre, l’État a redoublé de moyens afin d’encadrer davantage ces démonstrations.
Au total, ce sont plus de 70 000 forces de l’ordre qui ont été mobilisées pour cette journée, une augmentation de plus de 20 % de l’effectif en comparaison avec le 17 octobre, journée particulièrement mouvementée.
Les commerces ont également été fortement protégés car seulement 24 ont été victimes de dégradation. Une semaine auparavant, plus de 3 000 de ces derniers avaient été vandalisés.
La police a également contrôlé en amont de nombreux manifestants durant cette journée, ce qui leur a permis de réduire les débordements par la saisie de certaines armes avant le début de la marche.
Le déploiement de la brigade Sentinelle a notamment permis de protéger les bâtiments publics susceptibles d’être ciblés et de libérer les autres forces de l’ordre pour l’encadrement des manifestations.
Ainsi, durant cette journée du 24 Octobre, les forces de l’ordre étaient beaucoup plus nombreuses et avaient beaucoup plus de moyens que la semaine précédente.
Néanmoins, même si les manifestations étaient davantage encadrées, certaines personnes ont été victimes des tirs des CRS. En effet, à Toulouse, un homme a été hospitalisé après avoir été gravement blessé à la main. A Clermont-Ferrand, une situation similaire s’y est produite.
De plus, des vidéos issues du média Libération montrent des comportements passifs voire complaisants envers des individus d’extrême droite qui auraient attaque le cortège syndical.
À Limoges, place des bancs, les groupes d’extrême droite étaient également présents. En effet, alors que la police encadrait les manifestants et leur lançait du gaz lacrymogène, un groupe d’extrême droite, reconnaissables à leurs brassards blancs, se tenait aux côtés des policiers. les forces de l’ordre ne semblaient pas être dérangées par ces individus mais plutôt par les manifestants pourtant assez pacifiques.
Fattaz Gabriel