Pourquoi ce mouvement / Quelles sont vos revendications ?
"Les jeunes réclamment davantage d'argent pour l'Education Nationale, la rénovation des infrastructures, une meilleure gestion du manque de professeurs, une augmentation des salaires des professeurs et des AED et la suppression de Parcoursup (à long terme), importante source de stress pour élèves."
Rencontrez-vous des difficultés à vous organiser aujourd'hui ?
"Oui, effectivement, on remarque que nos camarades éprouvent pour la plupart de la fatigue. De plus, aujourd'hui la météo n'est pas en notre faveur, il pleut, ce qui démotive les gens à aller manifester. Mais il y aussi beaucoup de désinformation de l'Etat et du premier ministre Lecornu à notre égard pour décridibiliser le mouvement, ce qui complexifie sa mise en place."
Que pensez-vous de la réaction de l'Etat par rapport à ces manifestations ?
"Le gourvernement a peur de nous, c'est pourquoi la police est mobilisée en force. Nous voulons simplement etre écoutés et donner une léçon au gouvernement. Il faut et faudra continuer jusqu'à ce que le gouvernement nous écoute."
Comment vous organisez-vous pour vous révolter ?
"Des Assemblée Gnérérales sont organisées entre les élèves des différents lycées qui prennent part au mouvement. Mais cela passe également beaucoup par les réseaux-sociaux, qui aident à former une forte cohésion qui permet ce mouvement social".
Que pensez-vous de la casse ?
"Nous ne sommes pas d'accord de "casser pour casser" mais plutôt de casser pour se faire entendre. Il faut choquer pour être écouté car en manifestant simplement, le gouvernement nous ignore. On parle aussi beaucoup de dégradations et violences lycéennes mais beaucoup de policiers se déguisent également pour casser".
Les vacances vont-elles "tuer" le mouvement ?
"Nous espérons contunuer ce mouvement jusqu'à ce que l'on soit entendu par le gouvernement. Nous attendons fortement l'aide des gilets jaunes le 17 Octobre pour tout bloquer. Les vacances peuvent peut-être "tuer" le mouvement mais nous ferons le nécéssaire pour que cela ne se produire pas."
--> interview de "Gaspar sans D", élève du lycée Limosin
Fattaz Gabriel