Le Deuxième acte, une avancée vers des droits légitimes à la population ?
Ce 24 Octobre est organisé une seconde mobilisation générale afin de faire entendre les revendications de la population (gilets jaunes, étudiants…).
En effet, suite au mouvement lycéen et étudiant, les citoyens mécontents ont profité de cette occasion pour ce greffer à ces manifestations. Que ce soit les syndicats, les lycéen, les étudiants ou encore les gilets jaunes, tous sont déterminés à se faire étendre et à faire changer els choses.
Cependant, les CRS, les gendarmes, la BRAV-M, la BRI, le RAID, le GIGN, des hélicoptères, des lanceurs d ‘eau, des véhicules blindés centaure et des militaires de l’opération SENTINELLE seront déployés par le gouvernement dans le but « d’encadrer » les manifestations. Autrement dit, les forces spéciales, jusqu’à l’armée seront présente ce samedi 24 octobre, ce qui laisse à penser que les manifestants seront réprimandés de façon plus violente qu’auparavant.
De plus, nombreuses sont les villes où les manifestations sont interdites, que ce soit le Havre, Rouen, le Mans, Orléans, Bourge-en-Bresse, Chambéry, Grenoble, Nice, Toulon, Marseille, Perpignan ou encore Lyon.
Par ailleurs, il sera interdit aux manifestants de détenir quelconque objet inflammable (allumettes, morceaux de bois…), quelconque équipement de protection (masque à gaz, lunettes de protection…), mortiers, pétards, quelconque objet de dissimulation (bonnet, écharpe, cagoule, bandana…) ou encore des bombes aérosols.
Ainsi, nous pouvons facilement comprendre que l’État déploie des forces de l’ordre allant jusqu’à l’armée régulière dans les zones à risque tandis que les manifestants ne sont autorisés à détenir quelconque équipement de protection. De fait, nous pouvons notamment remarquer que cela constitue les prémices d’une forte répression citoyenne et que l’État vise à faire taire les citoyens ayant des revendications, allant à l’encontre de la liberté d’expression, liberté pourtant fondamentale en France.
Pour le moment, les indicateurs nous amènent à dire qu’il faut s’attendre à beaucoup de violence pour cette journée de mobilisation, particulièrement envers les manifestants qui seront de fait moins équipés que les forces de l’ordre. L’événement va également probablement attirer de nombreux casseurs, il faut alors s’attendre à une forte dégradation des bâtiments publics.
Il est donc difficile d’affirmer que les choses vont rapidement changer. En effet, si l’État vise à faire taire la population en interdisant les manifestations, les manifestants ne seront donc pas écoutés.
Fattaz Gabriel