La Mongolie, pays phare de l’élevage pastoral, se retrouve confronté à des difficultés croissantes au vu des sécheresses.
La Mongolie, pays phare de l’élevage pastoral, se retrouve confronté à des difficultés croissantes au vu des sécheresses.
Ce pays accueille du 17 au 28 août 2026 la COP17 pour son ouverture.
Premièrement, il est important de rappeler que le terme « COP » signifie « Conférence des Parties », c’est à dire une réunion organisée qui rassemble différents pays et différentes instituions qui adhèrent au sujet étudié. C’est ici la 17ème édition de cette conférence.
Le 17 Juin 1994, est décidé l’adoption de cette « Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification » à Paris. Elle entre en vigueur le 25 Décembre 1996.
Cette COP de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification traite donc de la dégradation des sols en zones arides, semi-arides, et sub-humides sèches. Elle essaie donc de trouver des solutions afin de régler ce problème dû au réchauffement climatique, à la sur-exploitation des sols et aux fortes chaleurs.
Ce sujet concerne la majorité des pays, que ce soit tant en Afrique, en Asie, en Europe, en Amérique latine ou encore en Amérique du Nord.
Ce sont plus de 196 pays du monde entier qui adhèrent à cette COP, ce qui montre l’ambition presque mondiale de régler ce problème écologique. Au total, ce serait plus de 40 % du globe qui serait concerné par la désertification des sols selon l’ONU.
Nous allons donc assister du 17 au 28 août 2026 à la 17e édition de cette COP au sein de la capitale de la Mongolie : Oulan-Bator.
Le déroulement de cet événement en Mongolie peut alors être questionné. Pourtant, ce petit pays situé en Asie est en fait directement concerné par ce problème et davantage qu’on pourrait le penser.
En effet, il faut premièrement comprendre que 29 % de la population mongole vivait encore en zone rurale en 2024 selon la banque mondiale. De plus, la Mongolie est constituée d’une partie de sa population qui continue à vivre de façon traditionnelle. C’est à dire vivre en yourte et pour certains en élevant des bêtes de façon pastorale (environ un quart des actifs mongols ). L’élevage présente également 13 % du produit intérieur brut (PIB) mongol pour 80 % de la production agricole brute.
L’élevage pastoral consiste en l’élevage extensif des bêtes qui se nourrissent principalement de ressources que la nature offre, c’est à dire de végétation naturelle des prairies ou des alpages.
Cette pratique encore très présente dans la culture mongole se complexifie au vu de la sécheresse que subit ce pays dû au réchauffement climatique. Ce serait plus de 77 % du territoire mongol qui serait touché par ce phénomène selon l’UNCCD.
Élevage pastoral en Mongolie au sein de terres le permettant
Conséquence de la désertification des sols sur l’élevage extensif.
Ainsi, la désertification des terres n’est plus seulement un enjeu pour la flore mais également pour certaines cultures comme le démontre la Mongolie.
Cette impossibilité de continuer à exercer ce type d’élevage conduit à une fragilisation d’une partie de leur culture et donc de leur histoire, ce qui est particulièrement problématique pour un pays avec une culture si ancrée. C’est pour cela que la Mongolie demeure un pays directement touché par ce phénomène de désertification des terres.
À l’occasion de cette 17e édition de la COP luttant contre la désertification des terres, il sera surtout question pour cette ouverture en Mongolie de l’influence de la désertification des sols sur la population et en particulier sur cette pratique d’élevage extensif.
Les 196 pays présents pourront alors parler de la gestion de l’eau, la restauration des sols, la résistance aux sécheresses, la lutte contre l’assèchement des sols ou encore du financement de ce projet.
De plus, il est également important de savoir que les échanges seront peut-être tendus au vu de la contribution financière de chaque pays et de l’avancée assez lente du projet.
Il est cependant difficile à affirmer que cette COP17 réglera tous les problèmes en jeu. En effet, nous sommes déjà à la 17e édition de cette réunion ce qui montre que ce problème reste assez compliqué à résoudre.
Nous pouvons alors nous demander si cette édition sera vraiment utile pour l’avancée de ce projet de lutter contre la désertification des sols ou si cela ne va pas seulement être une réunion parmi tant d’autres qui ne va faire avancer que quelque peu le projet.